L'inFO du 62
| JEUDI 5 NOVEMBRE : Grève générale à partir du 5 novembre |
Pour les AESH, les députés ont adopté, ce 29 octobre, une proposition de loi « créant un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap ».
Ce vote constitue une étape dans la reconnaissance des AESH et dans la lutte contre la précarité qui leur est imposée depuis trop longtemps.
lire ici le communiqué de la FNEC FP-FO
Mais la bataille est loin d'être terminée. Ce n’est pas parce qu’un texte est adopté à l’Assemblée nationale qu’il s’applique à elles et à eux. A ce stade, il manque encore des garanties importantes.
Pas d’entourloupe sur les missions supplémentaires, ni un service à 39 heures hebdomadaires !
Pour la FNEC FP FO, un temps plein d’AESH c’est 24H, cela veut dire que les 24 heures doivent correspondre à un temps plein rémunéré, prenant en compte la réalité du travail accompli. L’ajout d’autres missions en complément aboutit à un service à 39 heures hebdomadaires.
Les mobilisations massives en cours et à venir concernent les AESH : salaires, statut, conditions de travail. Les AESH sont et seront dans l’action le 5 novembre !
Ce gouvernement est aujourd’hui fragilisé par les puissantes manifestations de jeunes et de salariés. C’est le moment de le faire céder sur toutes les revendications, en rejoignant la grève dès le 5 novembre appelée par toutes les confédérations.
*A Paris, une manif ASH permettra de mettre un coup de projecteur sur la situation des AESH, de l'enseignement en ASH et des Élèves à BEP puis rejoindra la manifestation interprofessionnelle et intersyndicale de Paris.
| MOUVEMENT INTER-DEPARTEMENTAL |
Mercredi 4 novembre 2026 au mercredi 25 novembre 2026 à 12h : Inscriptions dans l'application SIAM dans les départements.
À partir du jeudi 26 novembre 2026 : Transmission des confirmations de demande de changement de département dans les boîtes I-Prof des candidats.
Lundi 11 janvier 2027 : Date limite de réception dans les services des demandes tardives.
Mercredi 10 mars 2027 à midi : Diffusion individuelle des résultats aux participants.
Calendrier spécifique postes à profil (POP) nationaux
Du mercredi 4 novembre au mercredi 25 novembre 2026 (midi) : Saisie des candidatures sur postes à profil sur Colibris via SIAM I-Prof.
Du lundi 30 novembre 2026 au mardi 19 janvier 2027 : Instruction des candidatures et organisation des entretiens.
Mercredi 17 février 2027 : Communication des résultats aux enseignants via la messagerie I-Prof.
| GROUPE DE TRAVAIL DES DIRECTEURS D'ÉCOLE DU 8 OCTOBRE |
Le 8 octobre 2026, le DASEN du Pas-de-Calais réunissait le Groupe Départemental de la Direction d’École (GDDE), en présence de représentants de la DSDEN, d’IEN, de directrices de vie scolaire et des organisations syndicales, Snudi-FO 62 inclus.
Le DASEN est resté une heure et a répondu aux questions. Mais à l’issue de cette réunion, le constat est sans appel : les difficultés des directrices et directeurs sont connues, les problèmes sont identifiés, mais les réponses concrètes se font toujours attendre. À chaque problème, les mêmes arguments reviennent : pas de budget, on ne peut pas faire autrement, on va y réfléchir…
Pendant ce temps, les tâches s’accumulent et les responsabilités continuent de peser sur les personnels.
Combien de temps encore faudra-t-il accepter cette situation ?
Téléphone personnel : la prime de direction en guise de réponse !
Les directrices et directeurs doivent utiliser leur téléphone personnel pour certaines opérations professionnelles, notamment la double authentification sur Onde.
Interrogé sur l’absence de téléphone professionnel, le DASEN répond que d’autres ministères fonctionnent ainsi, que les budgets sont contraints et que les directeurs perçoivent une prime de direction. La prime d’équipement informatique de 150 euros nets annuels est également mise en avant.
Autrement dit, les personnels devraient accepter de financer eux-mêmes les outils nécessaires à l’exercice de leurs missions !
Pour le SNUDI-FO 62, c’est inacceptable !
Les restrictions budgétaires de l’administration ne sauraient justifier que les personnels soient contraints d’utiliser leur téléphone personnel pour travailler. La protection des données, le respect de la vie privée et la séparation entre vie professionnelle et vie personnelle ne sont pas des options.
Pour rappel, nous avons déposé un avis le 22 septembre en F3SCT Académique :
Les directeurs et directrices d'école ont découvert que la double authentification pour accéder à Onde passait par leur téléphone personnel. Les représentants des personnels en FS-SSCT demandent que les personnels soient dotés du matériel à usage professionnel sécurisé pour exercer leurs missions et que cesse l'utilisation des données par l'administration en dehors du cadre pour lequel l'agent avait donné son autorisation.
Cet avis a été adopté à l'unanimité par les organisations syndicales.
Et nous avons aussi rédigé un courrier au Dasen à ce sujet le 9 septembre.
PPMS : la DSDEN doit assumer ses responsabilités !
Concernant les PPMS unifiés, le DASEN argue que les directrices et directeurs connaissent bien leur école. Il en déduit que leur participation est indispensable.
Mais connaître son école ne signifie pas être expert en sécurité des bâtiments, ni avoir à élaborer les documents techniques relevant de la responsabilité de l’administration !
Les locaux appartiennent aux collectivités. La sécurité des bâtiments nécessite des compétences spécifiques et une coordination entre les différents acteurs.
Lorsqu’il est question des photographies à réaliser conjointement avec la mairie, la réponse reste : « on va y réfléchir ». Pour le reste, on annonce que des solutions seront étudiées, tout en laissant entendre que, finalement, le travail reviendra aux directeurs.
C’est toujours la même logique : les responsabilités restent à la charge des personnels, tandis que l’administration se contente d’envisager des solutions.
Le cadre réglementaire prévoit pourtant que la DSDEN élabore les PPMS en lien avec les collectivités et après consultation des directeurs.
Ce cadre a été rappelé au DASEN dans un courrier en date du 8 septembre.
Le SNUDI-FO 62 revendique :
-que la DSDEN assume effectivement l’élaboration des PPMS
-que les directrices et directeurs soient déchargés de leur rédaction
-que leur rôle se limite à la consultation et à l’apport des informations utiles concernant leur école
-que les responsabilités de chacun soient clairement définies ( être responsable de la sécurité, c'est surtout veiller à l'application des consignes pour un directeur ou une directrice non expert.e)
NB Il faut savoir que la situation est incroyablement inéquitable selon les circonscriptions :
- là, le conseiller de prévention s'occupe de l'intégralité des PPMS unifiés
- ici, des journées d'accompagnement à la finalisation du PPMS unifié sont organisées
- ailleurs, il n'y a presque aucun accompagnement !
Enquêtes : trop, c’est trop !
Les directrices et directeurs croulent sous les enquêtes et les demandes administratives. La réponse de l’administration ? Elle ne pourrait pas faire autrement !
La question des services civiques est révélatrice : les écoles sont sollicitées pour faire remonter leurs besoins, mais les recrutements privilégient ensuite les écoles regroupées et les établissements en REP.
À quoi bon mobiliser les personnels pour renseigner des enquêtes si les moyens ne suivent pas les besoins exprimés ?
L’administration annonce qu’elle réfléchira à un meilleur ciblage pour éviter de faire perdre du temps aux directeurs. Mais combien d’enquêtes supplémentaires faudra-t-il encore remplir avant que des décisions soient prises ?
Dans le même temps, les difficultés informatiques et les dysfonctionnements des applications alourdissent encore le travail quotidien.
Le SNUDI-FO 62 revendique l’arrêt des enquêtes inutiles et l’allègement immédiat des tâches administratives. Les directeurs ne sont pas des secrétaires chargés de remplir des tableaux pour alimenter les statistiques de l’administration !
Formation : des webinaires à la place de véritables formations ?
Les besoins de formation sont bien réels, notamment sur les questions juridiques, les logiciels et les outils nécessaires à la direction.
Que répond l’administration ? Le portail directeur a été enrichi et des webinaires sont proposés.
Mais mettre des informations en ligne ne constitue pas une formation ! Et lorsque ces webinaires doivent être suivis en plus du travail quotidien, ils risquent surtout de devenir une charge supplémentaire.
Les directrices et directeurs ont besoin de formations effectives, sur un temps identifié, pour exercer leurs missions sans être laissés seuls face à des situations complexes.
Le SNUDI-FO 62 rappelle qu’il ne suffit pas de multiplier les dispositifs numériques pour répondre aux besoins des personnels.
Ce qu’il faut, c'est du temps, des formations adaptées et des moyens !
Évaluation des AESH : une tâche supplémentaire qui n’a pas à incomber aux directeurs
La question de l’évaluation des AESH a également été abordée. À l’argument selon lequel les directrices et directeurs connaissent mieux les AESH que les IEN, le SNUDI-FO 62 oppose une question simple : depuis quand le fait de bien connaître un personnel suffit-il à transférer sur un collègue une mission relevant de l’employeur ?
Les directrices et directeurs ne sont pas les supérieurs hiérarchiques des AESH. Leur connaissance du fonctionnement de l’école ne justifie pas de leur confier toujours davantage de tâches.
Le SNUDI-FO 62 maintient son opposition à cette surcharge.
Autorité fonctionnelle : non à la transformation des directeurs en petits chefs !
La loi Rilhac et la notion d’autorité fonctionnelle continuent d’alimenter les tensions dans les écoles.
La DSDEN rappelle que l’autorité fonctionnelle se distingue de l’autorité hiérarchique, exercée par les IEN. Mais cette distinction ne suffit pas à lever toutes les ambiguïtés sur les missions attendues des directeurs.
Le SNUDI-FO 62 dénonce depuis longtemps les conséquences de cette évolution : les directeurs risquent de devenir les relais des injonctions de l’administration, chargés de faire appliquer des décisions sans disposer des moyens nécessaires.
Les directrices et directeurs sont des professeurs des écoles, pas les supérieurs hiérarchiques de leurs collègues !
Leur mission ne consiste pas à imposer, contrôler et faire remonter toujours davantage d’informations. Elle consiste à assurer le fonctionnement de l’école dans le respect des statuts et des missions de chacun.
Le SNUDI-FO 62 demande le respect du cadre statutaire et l’abandon des dispositifs qui renforcent les pressions hiérarchiques sur les personnels ( évaluations d'école, évaluations nationales pour ne citer que 2 exemples).
Pour le SNUDI-FO 62, les revendications sont claires :
- une aide administrative statutaire dans les écoles
- l’augmentation du temps de décharge pour toutes les directions
- une véritable amélioration salariale, et non des primes censées compenser l’augmentation permanente des tâches.
- la fourniture du matériel professionnel nécessaire, sans utilisation imposée du matériel personnel.
- l’allègement immédiat des tâches administratives et l’arrêt des enquêtes inutiles.
- le respect des missions et des statuts, notamment concernant les PPMS et l’évaluation des AESH.
- de véritables formations continues, sur un temps adapté et avec des contenus répondant aux besoins des personnels.
La question n’est plus de savoir si l’administration connaît les difficultés mais quand elle prendra les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Pas de nouvelles tâches sans moyens ! Pas de transfert de responsabilités ! Pas de surcharge supplémentaire ! Assez de réponses dilatoires !
Du temps, des moyens et le respect des statuts !
VOTEZ et FAITES VOTER POUR LA FNEC FP FO
Participez à la RIS Spéciale direction d'école : LUNDI 9 NOVEMBRE à 17 H INSCRIPTION ICI
| JEUDI 5 NOVEMBRE : Grève générale à partir du 5 novembre |
Pour les AESH, les députés ont adopté, ce 29 octobre, une proposition de loi « créant un corps de fonctionnaires de catégorie B pour les accompagnants d’élèves en situation de handicap ».
Ce vote constitue une étape dans la reconnaissance des AESH et dans la lutte contre la précarité qui leur est imposée depuis trop longtemps.
lire ici le communiqué de la FNEC FP-FO
Mais la bataille est loin d'être terminée. Ce n’est pas parce qu’un texte est adopté à l’Assemblée nationale qu’il s’applique à elles et à eux. A ce stade, il manque encore des garanties importantes.
Pas d’entourloupe sur les missions supplémentaires, ni un service à 39 heures hebdomadaires !
Pour la FNEC FP FO, un temps plein d’AESH c’est 24H, cela veut dire que les 24 heures doivent correspondre à un temps plein rémunéré, prenant en compte la réalité du travail accompli. L’ajout d’autres missions en complément aboutit à un service à 39 heures hebdomadaires.
Les mobilisations massives en cours et à venir concernent les AESH : salaires, statut, conditions de travail. Les AESH sont et seront dans l’action le 5 novembre !
Ce gouvernement est aujourd’hui fragilisé par les puissantes manifestations de jeunes et de salariés. C’est le moment de le faire céder sur toutes les revendications, en rejoignant la grève dès le 5 novembre appelée par toutes les confédérations.
*A Paris, une manif ASH permettra de mettre un coup de projecteur sur la situation des AESH, de l'enseignement en ASH et des Élèves à BEP puis rejoindra la manifestation interprofessionnelle et intersyndicale de Paris.
| MOUVEMENT INTER-DEPARTEMENTAL |
Mercredi 4 novembre 2026 au mercredi 25 novembre 2026 à 12h : Inscriptions dans l'application SIAM dans les départements.
À partir du jeudi 26 novembre 2026 : Transmission des confirmations de demande de changement de département dans les boîtes I-Prof des candidats.
Lundi 11 janvier 2027 : Date limite de réception dans les services des demandes tardives.
Mercredi 10 mars 2027 à midi : Diffusion individuelle des résultats aux participants.
Calendrier spécifique postes à profil (POP) nationaux
Du mercredi 4 novembre au mercredi 25 novembre 2026 (midi) : Saisie des candidatures sur postes à profil sur Colibris via SIAM I-Prof.
Du lundi 30 novembre 2026 au mardi 19 janvier 2027 : Instruction des candidatures et organisation des entretiens.
Mercredi 17 février 2027 : Communication des résultats aux enseignants via la messagerie I-Prof.
| GROUPE DE TRAVAIL DES DIRECTEURS D'ÉCOLE DU 8 OCTOBRE |
Le 8 octobre 2026, le DASEN du Pas-de-Calais réunissait le Groupe Départemental de la Direction d’École (GDDE), en présence de représentants de la DSDEN, d’IEN, de directrices de vie scolaire et des organisations syndicales, Snudi-FO 62 inclus.
Le DASEN est resté une heure et a répondu aux questions. Mais à l’issue de cette réunion, le constat est sans appel : les difficultés des directrices et directeurs sont connues, les problèmes sont identifiés, mais les réponses concrètes se font toujours attendre. À chaque problème, les mêmes arguments reviennent : pas de budget, on ne peut pas faire autrement, on va y réfléchir…
Pendant ce temps, les tâches s’accumulent et les responsabilités continuent de peser sur les personnels.
Combien de temps encore faudra-t-il accepter cette situation ?
Téléphone personnel : la prime de direction en guise de réponse !
Les directrices et directeurs doivent utiliser leur téléphone personnel pour certaines opérations professionnelles, notamment la double authentification sur Onde.
Interrogé sur l’absence de téléphone professionnel, le DASEN répond que d’autres ministères fonctionnent ainsi, que les budgets sont contraints et que les directeurs perçoivent une prime de direction. La prime d’équipement informatique de 150 euros nets annuels est également mise en avant.
Autrement dit, les personnels devraient accepter de financer eux-mêmes les outils nécessaires à l’exercice de leurs missions !
Pour le SNUDI-FO 62, c’est inacceptable !
Les restrictions budgétaires de l’administration ne sauraient justifier que les personnels soient contraints d’utiliser leur téléphone personnel pour travailler. La protection des données, le respect de la vie privée et la séparation entre vie professionnelle et vie personnelle ne sont pas des options.
Pour rappel, nous avons déposé un avis le 22 septembre en F3SCT Académique :
Les directeurs et directrices d'école ont découvert que la double authentification pour accéder à Onde passait par leur téléphone personnel. Les représentants des personnels en FS-SSCT demandent que les personnels soient dotés du matériel à usage professionnel sécurisé pour exercer leurs missions et que cesse l'utilisation des données par l'administration en dehors du cadre pour lequel l'agent avait donné son autorisation.
Cet avis a été adopté à l'unanimité par les organisations syndicales.
Et nous avons aussi rédigé un courrier au Dasen à ce sujet le 9 septembre.
PPMS : la DSDEN doit assumer ses responsabilités !
Concernant les PPMS unifiés, le DASEN argue que les directrices et directeurs connaissent bien leur école. Il en déduit que leur participation est indispensable.
Mais connaître son école ne signifie pas être expert en sécurité des bâtiments, ni avoir à élaborer les documents techniques relevant de la responsabilité de l’administration !
Les locaux appartiennent aux collectivités. La sécurité des bâtiments nécessite des compétences spécifiques et une coordination entre les différents acteurs.
Lorsqu’il est question des photographies à réaliser conjointement avec la mairie, la réponse reste : « on va y réfléchir ». Pour le reste, on annonce que des solutions seront étudiées, tout en laissant entendre que, finalement, le travail reviendra aux directeurs.
C’est toujours la même logique : les responsabilités restent à la charge des personnels, tandis que l’administration se contente d’envisager des solutions.
Le cadre réglementaire prévoit pourtant que la DSDEN élabore les PPMS en lien avec les collectivités et après consultation des directeurs.
Ce cadre a été rappelé au DASEN dans un courrier en date du 8 septembre.
Le SNUDI-FO 62 revendique :
-que la DSDEN assume effectivement l’élaboration des PPMS
-que les directrices et directeurs soient déchargés de leur rédaction
-que leur rôle se limite à la consultation et à l’apport des informations utiles concernant leur école
-que les responsabilités de chacun soient clairement définies ( être responsable de la sécurité, c'est surtout veiller à l'application des consignes pour un directeur ou une directrice non expert.e)
NB Il faut savoir que la situation est incroyablement inéquitable selon les circonscriptions :
- là, le conseiller de prévention s'occupe de l'intégralité des PPMS unifiés
- ici, des journées d'accompagnement à la finalisation du PPMS unifié sont organisées
- ailleurs, il n'y a presque aucun accompagnement !
Enquêtes : trop, c’est trop !
Les directrices et directeurs croulent sous les enquêtes et les demandes administratives. La réponse de l’administration ? Elle ne pourrait pas faire autrement !
La question des services civiques est révélatrice : les écoles sont sollicitées pour faire remonter leurs besoins, mais les recrutements privilégient ensuite les écoles regroupées et les établissements en REP.
À quoi bon mobiliser les personnels pour renseigner des enquêtes si les moyens ne suivent pas les besoins exprimés ?
L’administration annonce qu’elle réfléchira à un meilleur ciblage pour éviter de faire perdre du temps aux directeurs. Mais combien d’enquêtes supplémentaires faudra-t-il encore remplir avant que des décisions soient prises ?
Dans le même temps, les difficultés informatiques et les dysfonctionnements des applications alourdissent encore le travail quotidien.
Le SNUDI-FO 62 revendique l’arrêt des enquêtes inutiles et l’allègement immédiat des tâches administratives. Les directeurs ne sont pas des secrétaires chargés de remplir des tableaux pour alimenter les statistiques de l’administration !
Formation : des webinaires à la place de véritables formations ?
Les besoins de formation sont bien réels, notamment sur les questions juridiques, les logiciels et les outils nécessaires à la direction.
Que répond l’administration ? Le portail directeur a été enrichi et des webinaires sont proposés.
Mais mettre des informations en ligne ne constitue pas une formation ! Et lorsque ces webinaires doivent être suivis en plus du travail quotidien, ils risquent surtout de devenir une charge supplémentaire.
Les directrices et directeurs ont besoin de formations effectives, sur un temps identifié, pour exercer leurs missions sans être laissés seuls face à des situations complexes.
Le SNUDI-FO 62 rappelle qu’il ne suffit pas de multiplier les dispositifs numériques pour répondre aux besoins des personnels.
Ce qu’il faut, c'est du temps, des formations adaptées et des moyens !
Évaluation des AESH : une tâche supplémentaire qui n’a pas à incomber aux directeurs
La question de l’évaluation des AESH a également été abordée. À l’argument selon lequel les directrices et directeurs connaissent mieux les AESH que les IEN, le SNUDI-FO 62 oppose une question simple : depuis quand le fait de bien connaître un personnel suffit-il à transférer sur un collègue une mission relevant de l’employeur ?
Les directrices et directeurs ne sont pas les supérieurs hiérarchiques des AESH. Leur connaissance du fonctionnement de l’école ne justifie pas de leur confier toujours davantage de tâches.
Le SNUDI-FO 62 maintient son opposition à cette surcharge.
Autorité fonctionnelle : non à la transformation des directeurs en petits chefs !
La loi Rilhac et la notion d’autorité fonctionnelle continuent d’alimenter les tensions dans les écoles.
La DSDEN rappelle que l’autorité fonctionnelle se distingue de l’autorité hiérarchique, exercée par les IEN. Mais cette distinction ne suffit pas à lever toutes les ambiguïtés sur les missions attendues des directeurs.
Le SNUDI-FO 62 dénonce depuis longtemps les conséquences de cette évolution : les directeurs risquent de devenir les relais des injonctions de l’administration, chargés de faire appliquer des décisions sans disposer des moyens nécessaires.
Les directrices et directeurs sont des professeurs des écoles, pas les supérieurs hiérarchiques de leurs collègues !
Leur mission ne consiste pas à imposer, contrôler et faire remonter toujours davantage d’informations. Elle consiste à assurer le fonctionnement de l’école dans le respect des statuts et des missions de chacun.
Le SNUDI-FO 62 demande le respect du cadre statutaire et l’abandon des dispositifs qui renforcent les pressions hiérarchiques sur les personnels ( évaluations d'école, évaluations nationales pour ne citer que 2 exemples).
Pour le SNUDI-FO 62, les revendications sont claires :
- une aide administrative statutaire dans les écoles
- l’augmentation du temps de décharge pour toutes les directions
- une véritable amélioration salariale, et non des primes censées compenser l’augmentation permanente des tâches.
- la fourniture du matériel professionnel nécessaire, sans utilisation imposée du matériel personnel.
- l’allègement immédiat des tâches administratives et l’arrêt des enquêtes inutiles.
- le respect des missions et des statuts, notamment concernant les PPMS et l’évaluation des AESH.
- de véritables formations continues, sur un temps adapté et avec des contenus répondant aux besoins des personnels.
La question n’est plus de savoir si l’administration connaît les difficultés mais quand elle prendra les mesures nécessaires pour y mettre fin.
Pas de nouvelles tâches sans moyens ! Pas de transfert de responsabilités ! Pas de surcharge supplémentaire ! Assez de réponses dilatoires !
Du temps, des moyens et le respect des statuts !
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flash info du 31 octobre 2026